Retour au camp de Royallieu
Le camp Royallieu basé à Compiègne fut pendant la seconde guerre mondiale un camp nazi d’internement et de transit de plus de 54 000 prisonniers de guerre, résistants, militants, tziganes, civils raflés et juifs. Ce camp était à l’origine une caserne militaire, construite en 1913. Il a ensuite accueilli un hôpital militaire pendant la première guerre mondiale.
Entre 1941 et 1944 un flux continu de prisonniers est envoyé à Royallieu. Le camp était divisé en zones A, B et C, la dernière étant réservée aux juifs, avec des conditions d’internement des plus difficiles avec la privation de liberté, le froid et la faim.
Entre mars 1942 et août 1944, 39 564 personnes seront déportées vers les camps d'Auschwitz - Birkenau, Mauthausen, Buchenwald, Ravensbrück, Dachau ou Neuengamme, où la plupart des n’en reviendront pas.
Transformé après la guerre, le quartier Royallieu devient un centre de formation militaire, puis la caserne d’un régiment d’infanterie dans lequel j’avais fait mes classes militaires dans un régiment de transmissions, j’y avait donc vécu pendant deux mois dans cet endroit chargé d’histoire, sans bien me rendre compte de la portée symbolique de ce lieu.
Depuis 2008, de l’ensemble des nombreux bâtiments alignés il n’en reste plus que trois, Le camp Royallieu est devenu un musée au service de la mémoire, au rappel de certaines périodes sombres du XXième siècle.